À quoi ressemble la responsabilité sociale à Ottawa?

Sans-abri boit du thé

Bien que la responsabilité sociale soit évidente dans l’ensemble des programmes d’études médicales de premier cycle et postdoctorales de l’Université d’Ottawa, nous ne disposions pas, avant l’arrivée d’un directeur de la Responsabilité sociale en 2015, d’une approche coordonnée et planifiée pour examiner nos efforts. Nous espérons, en définitive, suivre la définition de la responsabilité sociale établie par l’Organisation mondiale de la Santé et orienter les recherches, les services et la formation des membres du corps professoral vers les besoins prioritaires de notre collectivité. Pour le faire de manière efficace, il nous faudra une réelle participation et représentation des collectivités aux comités de nos programmes d’études. Il s’agit là d’un noble but et nous y travaillons étape par étape.

Pour façonner notre mandat en matière de responsabilité sociale, nous avons mis sur pied le Comité directeur de la responsabilité sociale dont la représentation comprend des membres du corps professoral, notamment des admissions, de l’équité en matière des sexes, du Programme autochtone et des affaires francophones. Nous avons aussi un Comité consultatif étudiant sur la responsabilité sociale qui donne aux étudiants l’occasion d’être entendus et de contribuer à notre perfectionnement au chapitre de la responsabilité sociale. En travaillant avec l’Équipe des dirigeants de la responsabilité sociale, nous avons établi cinq groupes prioritaires qui nous permettent de concentrer notre énergie là où cela compte. Pour l’instant, chacun des groupes est dirigé par un représentant du corps professoral, jusqu’à ce que nous passions à la collectivité.

Pour tenter de réunir une communauté de pratique, nous essayons de repérer les nombreuses personnes qui travaillent en vase clos dans des refuges pour les sans-abri, dans des services de santé autochtones ou dans des maisons pour femmes célibataires. À l’heure actuelle, nos efforts visent à mettre sur pied une base de données complète de tous nos apprenants qui nous permettra de clarifier qui entrent dans notre programme (statut socioéconomique, personnes de milieu rural, personnes autochtones, etc.) et ce que deviennent nos diplômés (résidence et lieu d’exercice). Cela nous aidera à mieux comprendre et à mieux définir la responsabilité sociale se rattachant à nos politiques d’admission, à notre programme en milieu rural et à nos programmes en milieu urbain et autochtone. Nous mettons actuellement au point un centre médical interdisciplinaire axé sur les déterminants sociaux de la santé (NORD) entièrement élaboré et dirigé par des étudiants. Commençant au « microniveau », nous travaillons avec nos directeurs de stages d’externat pour identifier les champions de la responsabilité sociale dans leurs départements respectifs et définir des attentes en matière de responsabilité sociale pour chaque stage d’externat.

Graduellement, nous passerons à l’engagement communautaire et perfectionnerons la recherche communautaire pour clarifier les besoins de nos partenaires dans la communauté. Cela s’accompagnera de la mise au point d’outils pour évaluer notre réussite et cerner les aspects qu’il faudra continuer d’améliorer. Mais tout cela commence par de petits pas.

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