Info-santé

Nous avons créé Infosanté dans le but d’informer et de guider les patients présentant des problèmes de santé courants.

Le document est disponible pour les patients francophones ; le langage est adapté au grand public et l’information est présentée de façon concise. Infosanté peut être téléchargée et distribuée sans restriction.

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La démence

La démence

Image d'un cerveau se faisant effacer, symbole de la démence

Par Dr Frank Knoefel, Médecin, Programme de la mémoire de l’Hôpital Bruyère et Professeur adjoint à la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa.

J’oublie la raison pour laquelle je suis descendu au sou sol… Est-ce que je perds la mémoire ? Est-ce que je commence à faire de la démence ?

Qu’est-ce que la démence ?

La démence est une atteinte de la mémoire, du langage, de l’orientation, de la concentration, de la capacité visuospatiale et/ou des fonctions
exécutives (ex. : planifier) assez importante pour affecter le fonctionnement journalier. Par conséquent, descendre au sou sol et oublier la raison pour laquelle on y est allé ne mène pas le spécialiste à poser un diagnostic de démence. Par contre, si le patient oublie régulièrement de payer ses factures ou achète plusieurs fois dans un très court laps de temps trois boites de Kleenex, le médecin commencera à investiguer.

Qu’elle en est la cause ?

En général, il y a deux raisons à la perte des capacités cognitives :

  1. Les cellules du cerveau (neurones) peuvent mourir suite à des causes internes (ex. : Alzheimer, Pick, Lewy Body)
  2. Les neurones peuvent être affectés si l’apport d’oxygène au cerveau est irrégulier (ex. : diabète, haute pression, cholestérol, tabac)

Comment le diagnostic est-il établi ?

L’histoire de perte progressive dans un ou plusieurs des domaines mentionnées ci-haut avec atteinte fonctionnelle est clé pour investiguer le diagnostic d’une possible démence. Afin de confirmer celui-ci, un examen physique et des prises de sang doivent être faits afin d’éliminer d’autres causes menant à la perte cognitive. Parfois, des examens radiologiques (CT, IRM) sont requis et permettent de vérifier l’existence possible de lésions au cerveau.

Comment la traiter ?

La première ligne de traitement pharmacologique est d’augmenter le taux d’acétylcholine dans le cerveau avec un des médicaments suivants : Donepezil, Galantamine ou Rivastigmine. Ceux-ci peuvent ralentir la progression des symptômes, mais n’en traitent pas la cause. D’autre part, il faut minimiser l’impact des maladies vasculaires. En révisant les autres médicaments, le médecine doit diminuer et/ou remplacer ceux avec des effets anticholinergiques.

Dans les cas de démence à un stade avancé, c’est-à-dire au point où la personne a régulièrement besoin d’aide pour les soins personnels (s’habiller, se laver), certains médecins ajoutent la Memantine. Cette molécule est aussi connue pour potentiellement ralentir la progression de la démence.

Comment la prévenir ?

La meilleure façon de vieillir avec un cerveau en santé est de :

  • Faire de l’exercice 3 heures par semaine, de 3 à 5 jours par semaine
  • Rester impliqué socialement
  • Suivre une diète méditerranéenne
  • Jouir d’heures de sommeil régulières
  • Garder un corps en santé – avec l’aide de votre médecin de famille
  • Ne pas fumer ou consommer trop d’alcool
  • Garder le cerveau actif

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L’atteinte cognitive légère

L’atteinte cognitive légère

iMAGE D'UN CERVEAU DANS LEQUEL IL MANQUE DES PIÈCES POUR SYMBOLISER L'acl

Par Dr Frank Knoefel, Médecin, Programme de la mémoire – Hôpital Bruyère, Professeur adjoint – Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa

On me dit que je répète la même question plusieurs fois dans l’heure… Est-ce que je perds la mémoire ? Est-ce que je commence à faire de
la démence ?

Qu’est-ce que l’atteinte cognitive légère ?

L’atteinte cognitive légère (ACL) est une atteinte de la mémoire, du langage, de l’orientation, de la concentration, de la capacité visuospatiale et/ou des fonctions exécutives (ex. : planifier) beaucoup plus sévère que le vieillissement « normal ». Elle n’est cependant pas assez importante pour affecter le fonctionnement journalier. Par conséquent, répéter la même question plusieurs fois dans l’heure peut être signe d’une ACL, surtout dans un contexte ou la personne continue de s’occuper de ses finances, repas et ménage.

Il est important de diagnostiquer l’ACL. En effet, chaque année, 10 à 15 % vont voir leur maladie progresser vers une démence.

Qu’elle en est la cause ?

Comme pour la démence, il existe deux principales raisons à la perte des capacités cognitives :

  1. Les cellules du cerveau (neurones) peuvent mourir suite à des causes internes (ex. : Alzheimer, Pick, Lewy Body)
  2. Les neurones peuvent être affectés si l’apport d’oxygène au cerveau est irrégulier (ex. : diabète, haute pression, cholestérol, tabac)

Comment le diagnostic est-il établi ?

L’histoire de perte dans un ou plusieurs domaines mentionnés ci-haut et ce, sans atteinte fonctionnelle (finances, commissions, rendez-vous, repas, ménage), est la clé pour investiguer le diagnostic d’une possible ACL. Afin de confirmer celui-ci, un examen physique et des prises de sang
doivent être faits permettant ainsi d’éliminer d’autres causes menant à la perte cognitive. Parfois, des examens radiologiques (CT, IRM) sont requis et permettent de vérifier l’existence possible de lésions au cerveau.

Comment la traiter ?

À l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement pharmacologique approuvé pour contrer l’ACL. Cependant, il y a plusieurs façons de minimiser la progression vers la démence (voir ci-dessous). Dans tous les cas d’atteinte cognitive, il est primordial que le médecin prenne en en compte et
minimise l’impact des risques vasculaires du patient (hypertension, cholestérol, diabète) et de diminuer et/ou arrêter la prise de médicaments avec des effets anticholinergiques.

Comment la prévenir ?

La meilleure façon de vieillir avec un cerveau en santé est de :

  • Faire de l’exercice 3 heures par semaine, de 3 à 5 jours par semaine
  • Rester impliqué socialement
  • Suivre une diète méditerranéenne
  • Jouir d’heures de sommeil régulières
  • Garder un corps en santé — avec l’aide de votre médecin de famille
  • Ne pas fumer ou consommer trop d’alcool
  • Garder le cerveau actif

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Les allergies saisonnières

Les allergies saisonnières

Herbe symbolisant les allergies saisonnières

Par Denis Chauret, M.D., FRCPC, interniste, Hôpital Montfort

Dès l’arrivée du printemps, votre nez commence à couler... et vos yeux à piquer ? Bienvenue dans la région d’Ottawa ! Notre belle vallée est aussi la capitale des allergies saisonnières au Canada.

Il existe 3 périodes distinctes pour les allergies saisonnières :

  • 15 avril – 15 juin : le pollen des arbres (surtout le bouleau)
  • 15 juin – 15 août : le pollen de gazon
  • 15 août – 15 octobre : le pollen de l’herbe à poux (la pire des trois)

Il est très difficile de les éviter, ils sont partout ! Dans les cas les plus graves, il est recommandé de fermer les fenêtres et d’utiliser la climatisation. La pluie semble garder le pollen dans la vallée.

Lorsque le pollen pénètre dans notre nez ou nos yeux, il déclenche toute une série de symptômes désagréables : nez qui coule et qui bloque, yeux qui piquent, gorge irritée, fatigue et parfois même de l’asthme.

Puisqu’il est difficile de contrôler l’environnement, l’utilisation de médicaments est très utile pour soulager les symptômes. Il en existe 2 sortes :

  1. Les antihistaminiques (Reactine, Claritin, Aerius etc.) : ils sont utiles pour réduire le mucus et diminuer les picotements. Ils sont moins utiles pour la congestion.

  2. Les stéroïdes en inhalation nasale (Nasonex, Flonase etc) : ce sont les médicaments de choix pour le traitement des allergies. Ils sont disponibles par prescription, mais sont beaucoup plus efficaces pour soulager tous les symptômes d’allergie

Une règle est importante : les médicaments fonctionnent bien lorsqu’ils sont débutés 2 semaines avant l’arrivée des pollens. Un nez congestionné répondra peu aux stéroïdes en inhalation.

Pour bien identifier vos allergies, votre médecin peut vous renvoyer à un allergologue qui fera les tests d’allergie. Il placera des gouttes sur votre avant-bras qu’il grattera par la suite avec une petite aiguille. Le test n’est pas douloureux et les résultats sont disponibles en 20 minutes.

Les cas plus graves qui ne répondent pas à la médication pourront peut-être bénéficier d’un vaccin contre les allergies. Lorsque les allergies seront identifiées, votre allergologue pourra vous prescrire un vaccin.

Deux types de vaccins sont maintenant offerts. Classiquement, des injections étaient données à intervalle régulier par le médecin de famille. De nouveaux vaccins oraux ont toutefois fait leur apparition et sont une alternative aux personnes disposant de peu de temps pour des rendez-vous réguliers. Ce sont des vaccins offerts sous forme de comprimés à faire fondre sous la langue. Informez-vous à votre médecin afin de connaître le meilleur traitement pour votre condition.

Ne laissez pas le pollen gâcher votre qualité de vie !

À retenir

  • La période des allergies saisonnières s’étend du 15 avril au 15 octobre dans la région d’Ottawa.
  • Les médicaments fonctionnent bien s’ils sont débutés 2 semaines avant l’arrivée des pollens.
  • Un test d’allergie vous permettra d’identifier à quel pollen vous êtes allergiques.
  • Des vaccins efficaces existent pour les patients qui ne répondent pas à la médication.

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L’urticaire chronique
L’urticaire chronique

L’urticaire chronique

Par Denis Chauret, M.D., FRCPC, interniste, Hôpital Montfort

L’urticaire est une maladie de la peau très fréquente et en général mal connue. Lorsque les lésions persistent plus de 6 semaines, on la définit comme chronique. Malheureusement et ce, dans 99 % des cas, la cause exacte de l’urticaire chronique n’est pas connue.

L’urticaire se présente sous forme de plaques surélevées qui piquent énormément. Le fait de se gratter augmente la grosseur des plaques. L’urticaire est souvent associée à de l’angioedème, un gonflement des tissus mous comme la langue et les lèvres. L’angioedème peut atteindre les cordes vocales, mais ne bloque jamais complètement le passage de l’air.

Les causes de l’urticaire chronique sont inconnues. On sait que le système immunitaire joue un rôle par la formation de cellules appelées anticorps. Dans de très rares cas, l’urticaire peut être associée à un cancer, une maladie de la thyroïde ou une autre maladie inflammatoire.

Photo d'urticaire dans le visage

L’allergie ne joue habituellement aucun rôle dans l’urticaire chronique. Nous recommandons toutefois aux personnes qui en souffrent d’éviter les aliments trop acides, trop épicés et l’eau très chaude. Ces éléments semblent aggraver le tableau.

La durée de l’urticaire est variable et peut s’étendre de 6 mois jusqu’à 20 ans. Plusieurs présentent de l’urticaire sous forme de crises ponctuelles n’ayant aucun problème entre les épisodes.

Il est toujours utile de discuter de votre problème d’urticaire avec votre médecin. Ce dernier précisera le diagnostic et pourra au besoin demander des analyses sanguines. Votre médecin pourra également vous prescrire un traitement utile pour améliorer votre qualité de vie.

Il n’existe malheureusement aucun traitement définitif pour guérir l’urticaire. On peut toutefois utiliser des médicaments qui calmeront les symptômes et amélioreront la qualité de vie de ceux qui en souffrent.

Les antihistaminiques (Benadryl, Atarax, Reactine) constituent la base du traitement. Ils réduisent l’apparition et la taille des plaques d’urticaire. Ils améliorent aussi la sensation de picotement. D’autres traitements peuvent être ajoutés au besoin cette fois sous prescription.

L’urticaire chronique peut être une maladie frustrante. Les causes sont inconnues et il n’existe aucun traitement pour la guérir. Avec une approche globale et l’utilisation des traitements appropriés, tous les patients sont en droit d’espérer une amélioration de leur qualité de vie !

À retenir

  • L’urticaire chronique persiste plus de 6 semaines
  • L’allergie ne joue aucun rôle dans l’urticaire chronique.
  • Les causes exactes de l’urticaire chronique sont inconnues.
  • Les antihistaminiques constituent le traitement le plus utile pour en améliorer les symptômes.

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Les allergies à la maison

Les allergies à la maison

Par Denis Chauret, M.D., FRCPC, interniste, Hôpital Montfort

Acariens symbolisant les allergies à la maison

Nez bloqué et qui coule, éternuements, yeux qui pleurent... Avez‐vous pensé que ces symptômes sont peut‐être reliés à des allergies dans la maison ?

Les principales allergies perannuelles sont les suivantes :

Les acariens

Ces petites mites sont la cause de l’allergie que l’on définissait par le passé comme l’allergie à la poussière. Ces petites bestioles ne sont pas dangereuses bien que leur apparence soit un peu repoussante. Les acariens se nourrissant de squames de peau humaine et de poils, ils vivent habituellement dans la chambre à coucher ; dans les tapis et surtout les matelas. Ils adorent l’humidité et tout ce qui ramasse la poussière. L’allergie est en fait causée par les selles de l’acarien.

Que faire si vous êtes allergiques aux acariens ?

  • Éviter l’humidité dans la maison, viser 40 % d’humidité ;
    Animaux symbolisant un allergène

     

  • Entourer le matelas et les oreillers de housses hermétiques antiacariens ;
  • Garder la chambre la plus nue possible et éviter tout ce qui ramasse la poussière

Les animaux domestiques

Les chats causent habituellement plus d’allergies que les chiens. D’autres animaux domestiques peuvent aussi causer des allergies tels les hamsters, lapins et autres cochons d’Inde. Bien que les poils de ces animaux contribuent à l’allergie, les squames de peau et la salive contiennent aussi des particules allergéniques. Méfiez‐vous des chiens hypoallergéniques, à moins d’une absence de peau ou de salive, un chien sera toujours un chien !

Que faire si vous souffrez d’une allergie au chat ou au chien ?

Poussière symbolisant un risque d'allergène
  • Le meilleur traitement consiste à trouver une famille d’accueil pour l’animal, mais cette mesure est peu populaire.
  • Vous pouvez limiter l’accès de l’animal à votre chambre.
  • Une personne non allergique dans votre famille peut aussi donner un bain et brosser l’animal toutes les semaines

Les moisissures

Tous comme les acariens, les moisissures adorent l’humidité. On peut les retrouver dans la maison après une inondation ou si l’environnement est particulièrement humide. Les sous-sols en terre et le bois de chauffage séchant dans la maison sont aussi des sources de moisissures. La terre des plantes vertes de même que les sapins de Noël naturels sont aussi une source de moisissures.

Que faire si vous souffrez d’une allergie aux moisissures ?

  • Contrôler l’humidité, viser 40 %, au besoin procurez‐vous un déshumidificateur ;
  • Éviter les plantes vertes dans la maison ;
  • Décontaminer les murs ou planchers contenant de la moisissure

Si vous souffrez de ces allergies, le premier traitement est de contrôler votre environnement. Malgré tout, plusieurs personnes auront besoin de médicaments pour soulager leurs symptômes. Les stéroïdes en inhalation nasale (Nasonex®, Flonase® etc.) et les antihistaminiques (Claritin®,Réactine®,Aerius®) sont parfois très utiles pour améliorer les symptômes. En cas d’échec, un vaccin contre les allergies peut être préparé pour tenter de vous désensibiliser.

Si ces symptômes vous dérangent et sont particulièrement sévères à l’hiver, vous souffrez peut-être d’allergies que l’on nomme perannuelles. En cas de doute, vous pouvez en parler à votre médecin qui pourra, au besoin, vous référer à un spécialiste en allergologie.

À retenir :

  • Congestion nasale, nez qui coule et éternuement pire à l’hiver peuvent être associés à des allergies
  • Le contrôle de l’environnement est le meilleur traitement contre les allergies
  • La médication et les vaccins sont d’autres options si le contrôle de l’environnement est impossible ou insuffisant.

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l’asthme

L’ASTHME

Par Denis Chauret, MD FRCPC, Professeur agrégé de médecine

IS-Asthme_pompe

Tout le monde connait une personne souffrant d’asthme. Cette maladie courante, parfois associée aux allergies, continue d’être bien présente au sein de la population. Chaque année, malheureusement, 400 Canadiens décèderont d’une crise d’asthme.

Quelle en est la cause ?

La cause exacte est inconnue. On sait que l’histoire familiale, l’environnement et les allergies peuvent contribuer à son apparition. Il peut apparaitre spontanément, à tout âge, souvent des suites d’une infection respiratoire.

Comment le diagnostic est-il établi ?

L’asthme est une maladie obstructive. En effet, si l’air n’a pas de difficulté à entrer au sein du poumon, il a de la difficulté à en sortir en raison d’une obstruction. L’auscultation des poumons est souvent un indice, mais on utilise plus souvent des tests de fonction pulmonaire qui permettent une mesure précise de l’obstruction.

Pourquoi l’obstruction ?

Poumon enflamés représentant l'asthme chez le patient

L’asthme est une maladie inflammatoire. Ces produits inflammatoires contribuent à la production du mucus qui peut provoquer la toux. La constriction des petits muscles autour des petites bronches explique les symptômes d’essoufflement et de respiration sifflante.

Quels sont les facteurs aggravants ?

Les facteurs aggravants sont multiples, mais les principaux sont :

  • le tabagisme
  • l’obésité
  • les allergies
  • les infections respiratoires
  • l’activité physique

Comment le traiter ?

L’asthme est une maladie réversible et cyclique. Pour certaines personnes, un traitement de courte durée est suffisant alors que l’asthme peut être persistant chez d’autres.

La base du traitement est l’utilisation d’anti-inflammatoires pulmonaires, souvent des corticostéroïdes en inhalation. Pour traiter le bronchospasme, il existe aussi des bronchodilatateurs en inhalation. Pour les cas plus sévères, il faut parfois combiner ces agents.

Comment prévenir la crise d’asthme ?

L’utilisation régulière de la médication empêche l’aggravation des symptômes. On ne saurait trop insister sur l’importance du vaccin pour la prévention de la grippe. Cesser de fumer est aussi un excellent traitement préventif.

Si vous croyez souffrir d’asthme, il est important d’en discuter avec votre professionnel de la santé. Ce dernier pourra vous aider quant au diagnostic et au traitement.

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Qu’est-ce que la MPOC?

Qu’est-ce que la MPOC ?

Homme toussant symbolisant la maladie

Par Denis Chauret MD FRCPC, Professeur agrégé de médecine

Emphysème ? Bronchite chronique ? Bronchite asthmatique ? Vous avez sûrement entendu parler de ces maladies par le passé, mais que sont-elles vraiment et que définissent-elles au juste ?

On parle maintenant de MPOC, une abréviation pour maladie pulmonaire obstructive chronique. Il s’agit d’une maladie respiratoire largement causée par le tabagisme, mais aussi associée à d’autres manifestations physiques telles des complications cardiaques ou une perte de masse musculaire.

Comment le diagnostic est-il établi ?

Toute personne de 40 ans, fumeuse ou ex-fumeuse est à risque particulièrement si elle présente des symptômes de toux, d’essoufflement ou d’infections respiratoires à répétition. Dans ce cas, un test de fonction pulmonaire ou spirométrie est recommandé. Une spirométrie anormale démontrera une obstruction soit un temps prolongé pour l’expiration. Une personne avec MPOC peut inspirer normale

Poumon fait de cigarettes symbolisant les dommages fait par la fumée

ment, mais ressentira des difficultés à l’expiration.

Pourquoi l’obstruction ?

Le mécanisme est complexe. Tout comme l’asthme, l’inflammation joue un rôle. Il y a aussi des modifications de la structure du poumon qui favorisent l’obstruction. La MPOC est une maladie irréversible qui, sans traitement, peut s’aggraver au cours des années.

Comment la traiter ?

Cesser de fumer est probablement la meilleure façon de ralentir la progression de la maladie. L’utilisation de bronchodilatateurs de façon régulière permet d’améliorer les symptômes d’essoufflement et prévient les exacerbations. Lorsque la maladie est plus avancée, il faut parfois combiner 2 types de bronchodilatateurs. Pour les personnes ayant présenté une exacerbation, il faut ajouter des corticostéroïdes inhalés en combinaison également. Le vaccin pour prévenir la grippe est aussi fortement recommandé.

Si vous croyez souffrir de MPOC, il est important d’en discuter avec votre professionnel de la santé. Ce dernier pourra vous aider quant au diagnostic et au traitement.

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La démence_Infosanté

La démence

Image d'un cerveau se faisant effacer, symbole de la démence

Par Dr Frank Knoefel, Médecin, Programme de la mémoire de l’Hôpital Bruyère et Professeur adjoint à la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa.

J’oublie la raison pour laquelle je suis descendu au sou sol… Est-ce que je perds la mémoire ? Est-ce que je commence à faire de la démence ?

Qu’est-ce que la démence ?

La démence est une atteinte de la mémoire, du langage, de l’orientation, de la concentration, de la capacité visuospatiale et/ou des fonctions
exécutives (ex. : planifier) assez importante pour affecter le fonctionnement journalier. Par conséquent, descendre au sou sol et oublier la raison pour laquelle on y est allé ne mène pas le spécialiste à poser un diagnostic de démence. Par contre, si le patient oublie régulièrement de payer ses factures ou achète plusieurs fois dans un très court laps de temps trois boites de Kleenex, le médecin commencera à investiguer.

Qu’elle en est la cause ?

En général, il y a deux raisons à la perte des capacités cognitives :

  1. Les cellules du cerveau (neurones) peuvent mourir suite à des causes internes (ex. : Alzheimer, Pick, Lewy Body)
  2. Les neurones peuvent être affectés si l’apport d’oxygène au cerveau est irrégulier (ex. : diabète, haute pression, cholestérol, tabac)

Comment le diagnostic est-il établi ?

L’histoire de perte progressive dans un ou plusieurs des domaines mentionnées ci-haut avec atteinte fonctionnelle est clé pour investiguer le diagnostic d’une possible démence. Afin de confirmer celui-ci, un examen physique et des prises de sang doivent être faits afin d’éliminer d’autres causes menant à la perte cognitive. Parfois, des examens radiologiques (CT, IRM) sont requis et permettent de vérifier l’existence possible de lésions au cerveau.

Comment la traiter ?

La première ligne de traitement pharmacologique est d’augmenter le taux d’acétylcholine dans le cerveau avec un des médicaments suivants : Donepezil, Galantamine ou Rivastigmine. Ceux-ci peuvent ralentir la progression des symptômes, mais n’en traitent pas la cause. D’autre part, il faut minimiser l’impact des maladies vasculaires. En révisant les autres médicaments, le médecine doit diminuer et/ou remplacer ceux avec des effets anticholinergiques.

Dans les cas de démence à un stade avancé, c’est-à-dire au point où la personne a régulièrement besoin d’aide pour les soins personnels (s’habiller, se laver), certains médecins ajoutent la Memantine. Cette molécule est aussi connue pour potentiellement ralentir la progression de la démence.

Comment la prévenir ?

La meilleure façon de vieillir avec un cerveau en santé est de :

  • Faire de l’exercice 3 heures par semaine, de 3 à 5 jours par semaine
  • Rester impliqué socialement
  • Suivre une diète méditerranéenne
  • Jouir d’heures de sommeil régulières
  • Garder un corps en santé – avec l’aide de votre médecin de famille
  • Ne pas fumer ou consommer trop d’alcool
  • Garder le cerveau actif

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ACL_Infosanté

L’atteinte cognitive légère

iMAGE D'UN CERVEAU DANS LEQUEL IL MANQUE DES PIÈCES POUR SYMBOLISER L'acl

Par Dr Frank Knoefel, Médecin, Programme de la mémoire – Hôpital Bruyère, Professeur adjoint – Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa

On me dit que je répète la même question plusieurs fois dans l’heure… Est-ce que je perds la mémoire ? Est-ce que je commence à faire de
la démence ?

Qu’est-ce que l’atteinte cognitive légère ?

L’atteinte cognitive légère (ACL) est une atteinte de la mémoire, du langage, de l’orientation, de la concentration, de la capacité visuospatiale et/ou des fonctions exécutives (ex. : planifier) beaucoup plus sévère que le vieillissement « normal ». Elle n’est cependant pas assez importante pour affecter le fonctionnement journalier. Par conséquent, répéter la même question plusieurs fois dans l’heure peut être signe d’une ACL, surtout dans un contexte ou la personne continue de s’occuper de ses finances, repas et ménage.

Il est important de diagnostiquer l’ACL. En effet, chaque année, 10 à 15 % vont voir leur maladie progresser vers une démence.

Qu’elle en est la cause ?

Comme pour la démence, il existe deux principales raisons à la perte des capacités cognitives :

  1. Les cellules du cerveau (neurones) peuvent mourir suite à des causes internes (ex. : Alzheimer, Pick, Lewy Body)
  2. Les neurones peuvent être affectés si l’apport d’oxygène au cerveau est irrégulier (ex. : diabète, haute pression, cholestérol, tabac)

Comment le diagnostic est-il établi ?

L’histoire de perte dans un ou plusieurs domaines mentionnés ci-haut et ce, sans atteinte fonctionnelle (finances, commissions, rendez-vous, repas, ménage), est la clé pour investiguer le diagnostic d’une possible ACL. Afin de confirmer celui-ci, un examen physique et des prises de sang
doivent être faits permettant ainsi d’éliminer d’autres causes menant à la perte cognitive. Parfois, des examens radiologiques (CT, IRM) sont requis et permettent de vérifier l’existence possible de lésions au cerveau.

Comment la traiter ?

À l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement pharmacologique approuvé pour contrer l’ACL. Cependant, il y a plusieurs façons de minimiser la progression vers la démence (voir ci-dessous). Dans tous les cas d’atteinte cognitive, il est primordial que le médecin prenne en en compte et
minimise l’impact des risques vasculaires du patient (hypertension, cholestérol, diabète) et de diminuer et/ou arrêter la prise de médicaments avec des effets anticholinergiques.

Comment la prévenir ?

La meilleure façon de vieillir avec un cerveau en santé est de :

  • Faire de l’exercice 3 heures par semaine, de 3 à 5 jours par semaine
  • Rester impliqué socialement
  • Suivre une diète méditerranéenne
  • Jouir d’heures de sommeil régulières
  • Garder un corps en santé — avec l’aide de votre médecin de famille
  • Ne pas fumer ou consommer trop d’alcool
  • Garder le cerveau actif

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