Soutien à la francophonie médicale - Portrait de la Dr Manon Denis-LeBlanc

Publié le lundi 13 juillet 2020

Manon Denis-LeBlanc, MD, CMFC

Au service des Affaires francophones
Par Claudine Auger

Témoin de la menace de fermeture de l’Hôpital Montfort alors qu’elle était en quatrième années de médecine, fermement déterminée à soutenir la cause francophone en milieu minoritaire, Dr Manon Denis-LeBlanc s’est impliquée au Bureau des Affaires francophones depuis la création de celui-ci. « Je suis franco-ontarienne pure souche et le français a toujours été très vivant dans ma famille », raconte cette médecin de famille habitant la capitale nationale et qui allant, chaque jour, à Saint-Isidore, petite municipalité à 70 km d’Ottawa, là où sont ses racines et où elle a décidé d’installer sa pratique. Alors qu’elle avait déjà décidé, à dix ans à peine, qu’elle serait médecin, Manon Denis-LeBlanc ne s’est jamais laissé détourner de sa route, attirée par l’idée de soigner l’humain, de sa naissance jusqu’à la fin de son parcours, de la santé mentale aux soins palliatifs, en passant par les douleurs chroniques. Ce qui motive Dr Denis-LeBlanc est simple : la continuité dans la relation.

Dès les débuts de sa pratique, déjà familière des Affaires francophones, Manon Denis-LeBlanc s’est engagée avec conviction. Elle sera, notamment, directrice de l’externat et contribuera aux Minicours d’introduction à la médecine. Si elle prend un certain recul lorsqu’elle fonde sa famille, ce n’est que pour revenir en force. Depuis deux ans, elle a travaillé de près avec le Dr Jean Roy, Vice-Doyen de longue date et légende du BAF s’il en est, et qui quittera son poste en juillet 2017. À ses côtés, et par son engagement indéfectible, Dr Denis-LeBlanc se sera préparée à prendre sa relève. « J’ai toujours eu un intérêt prononcé pour le leadership, et je me suis formée en ce sens. Ce poste de Vice-Doyenne combine ma passion pour la médecine, mon attachement à la cause francophone et mon profond intérêt pour l’éducation et l’enseignement », confie simplement la future responsable officielle des Affaires francophones, qui compte assurer la continuité de la mission de l’organisme. « Si je ne projette pas, à l’horizon, de changements majeurs, je compte travailler à bonifier certains volets, dont le programme national », ajoute Dr Denis-LeBlanc, qui explique l’importance de solidifier les liens avec les provinces afin d’augmenter la rétention de la relève dans son milieu d’origine. En outre, elle espère aussi préserver le lien avec les médecins formés à l’Université d’Ottawa. « Notre volet francophone a déjà formé plus de 600 médecins, ce sera 800 d’ici 2020. Il ne faut pas les perdre une fois qu’ils sont en pratique ! Je souhaite que nous puissions leur offrir davantage de soutien ». Encore ici, Manon Denis-LeBlanc recherche la continuité, la construction d’un lien solide.

Femme enracinée et engagée, la nouvelle Vice-Doyenne sait qu’elle devra continuer à justifier l’existence des Affaires francophones et assurer la qualité de la formation offerte par l’organisme. Plus encore, son grand défi sera, juge-t-elle, de lutter contre l’assimilation. « C’est un combat de tous les instants. Réussir à communiquer la fierté d’être francophone dans un océan anglophone, la fierté de bien parler notre langue sans se laisser avaler par les anglicismes, la fierté d’appartenir à cette grande francophonie », conclut-elle humblement.

Haut de page