Le virus d’Ebola est maître du déguisement

Publié le jeudi 11 février 2021

On croyait autrefois que le virus d’Ebola et les filovirus connexes étaient pour la plupart contenus en Afrique centrale. Cependant, après une épidémie en Afrique de l’Ouest et la découverte du virus d’Ebola Reston aux Philippines, du Cuevavirus en Espagne et de divers filovirus des chauves-souris en Chine, les chercheurs comprennent que cette famille de virus, responsable de fièvres hémorragiques associées à des taux de létalité s’élevant jusqu’à 90 % est répandue dans le monde entier depuis des millions d’années.

Nos mécanismes de défense contre ces virus ne sont qu’embryonnaires, et bien que nous ayons un vaccin contre une espèce du virus d’Ebola et certains anticorps thérapeutiques à l’horizon, ces mécanismes font face à des problèmes de production ou de distribution. Ce que les médecins espèrent est un médicament ordinaire capable de traiter le virus d’Ebola dès qu’il étend ses tentacules. Une étude publiée aujourd’hui dans la revue  PLOS Pathogens, identifie une voie que tous les filovirus utilisent pour s’infiltrer dans nos cellules et explique comment ils peuvent être arrêtés dans leur élan par au moins un médicament approuvé par la FDA.

Le virus d’Ebola est pernicieux puisqu’il dupe le corps en prétendant être une cellule mourante.

« Il se cache à la surface de la cellule dans un lipide qui n’est normalement pas exposé. Il n’est exposé que lorsque la cellule subit l’apoptose », explique la Dre Marceline Côté, professeure agrégée au Département de biochimie, microbiologie et immunologie, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en virologie moléculaire et thérapeutique antivirale et chercheuse principale dans le cadre de cette étude. La Dre Côté est spécialiste de renommée mondiale sur la façon dont les virus s’infiltrent en nous, une compréhension qui est essentielle à tout effort visant à les empêcher de s’infiltrer.

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