Comment le cerveau gère-t-il son apprentissage?

Publié le vendredi 18 décembre 2020

Henry Gustav Molaison, célèbre patient (longtemps appelé H.M.) a subi des lésions à l’hippocampe après une intervention chirurgicale destinée à soigner son épilepsie. Cela l’a amené à souffrir d’amnésie antérograde, ce qui signifie que les choses qu’il apprenait n’étaient jamais enregistrées plus loin que dans sa mémoire à court terme. Bien que ses souvenirs d’enfance soient restés intacts, H.M. pouvait, par exemple, consulter son médecin et lui dire après cinq minutes : « Je ne crois pas qu’on se soit déjà rencontré. Quel est votre nom? »

H.M. a aidé les chercheurs à comprendre le rôle de l’hippocampe dans l’apprentissage, mais un mystère demeure quant à la manière dont les signaux de l’hippocampe sont partagés avec les milliards de neurones du cortex qui s’activent de manière coordonnée lorsque nous apprenons. Un article publié aujourd’hui dans la prestigieuse revue Science, issu d’une collaboration entre l’Université d’Ottawa et l’Université Humbolt de Berlin, révèle le rôle essentiel d’une région du cerveau appelée cortex périrhinal dans la gestion de ce processus d’apprentissage.

L’étude consistait à apprendre à des souris et à des rats une « compétence cérébrale » plutôt étrange. Un petit nombre de neurones dans le cortex sensoriel ont été stimulés, et le rongeur devait montrer qu’il avait senti le bourdonnement en léchant un distributeur pour recevoir de l’eau sucrée. Personne ne peut dire avec certitude ce que cette stimulation cérébrale fait ressentir à l’animal, mais l’équipe pense qu’il imite la sensation de quelque chose qui touche ses moustaches.

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