Faites la connaissance de Richard Jung, étudiant à la Faculté de médecine et étoile montante de la recherche

Publié le mercredi 8 juin 2022

Richard Jung

« Les mentors qui m’ont accompagné à l’Université d’Ottawa sont probablement ceux qui ont exercé la plus grande influence en ce qui a trait à ma productivité de recherche. Ici, les mentors ont vraiment à cœur votre réussite universitaire et personnelle et vous aident à évoluer en tant qu’individu. »

-- Richard Jung

Par David McFadden
Rédacteur scientifique

Dès le premier jour de ses études à la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa, Richard Jung a relevé le défi de front, faisant preuve de cran et de créativité. Il a été un étudiant  remarquable et son superviseur universitaire décrit ses réalisations comme étant « inégalées ».

La collation des grades approche, et l’avenir de Richard promet de s’ouvrir pour ce dernier sur une carrière de clinicien-chercheur prometteuse. Le niveau de productivité en recherche de cet étudiant est remarquable à un stade aussi précoce de son parcours.

Les éloges se sont multipliés. Au cours des dernières semaines, Richard a remporté le prix 2022 du Stagiaire de l’année en recherche cardiovasculaire de la région d’Ottawa, qui a permis de saluer sa productivité de recherche et son sens exceptionnel du leadership. Il a remporté la prestigieuse Bourse d’études supérieures du Canada Vanier, recevant ainsi 150 000 $ sur une période de trois années pour sa recherche, et le prix Docteur Frans Leenen pour l’excellence en publication de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa (ICUO).

Né en Corée du Sud, il s’est installé à Winnipeg avec sa famille à l’âge de 9 ans. Dès son enfance, il a souhaité poursuivre une carrière en médecine, guidé par la ferme volonté d’aider les gens. Ses parents, qui étaient propriétaires d’une épicerie et travaillaient souvent entre 12 et 14 heures par jour, lui ont appris l’importance d’une solide éthique de travail.

Il a obtenu un diplôme en biochimie à l’Université du Manitoba en 2015. Il a ensuite été admis à la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa, puis a intégré le laboratoire du Dr Benjamin Hibbert à l’ICUO. Ses travaux ont particulièrement porté sur la biologie vasculaire et la médecine expérimentale.

À la Faculté de médecine, Richard a toujours fait preuve de détermination à tirer le meilleur parti des opportunités offertes.

« Lorsqu’on travaille ardemment, les gens le remarquent et d’autres opportunités s’offrent à vous. C’est un véritable cycle. », a souligné Richard lors d’une récente entrevue.

Le Dr Hibbert, qui qualifie la réussite de Richard d’« incomparable », déclare que le jeune homme a publié près de 50 articles évalués par les pairs depuis qu’il a rejoint son équipe en 2017. Parmi eux, on compte un article paru dans la revue Nature Communications sur l’importance de la rigueur méthodologique dans la recherche sur la COVID-19, qui a été cité plus de 50 fois au cours de sa première année de publication.

Richard a également apporté d’importantes contributions à l’article du groupe dans la revue New England Journal of Medicine (NEJM) et est mis au premier plan à titre de coauteur, lui qui publie des sous-analyses percutantes. Au cours de la dernière année seulement, il a publié neuf mémoires de recherche à titre de premier auteur.

« Richard est en effet une perle rare. Il est capable de travailler à la fois dans la recherche translationnelle et la recherche clinique, tout en poursuivant ses études en médecine et un doctorat en biochimie dans le cadre du programme M.D./Ph. D., » explique le Dr Hibbert. « Richard a accompli tant de choses dans le cadre de son programme de formation M.D./Ph. D., qu’à mon avis, ce jeune homme ambitieux, travaillant et intelligent est loin d’avoir touché le plafond de ses possibilités ».

Sa série de publications à succès obtenue grâce à sa thèse de doctorat n’est pas terminée : un dernier article sera publié sous peu dans la revue Journal of the American College of Cardiology (JACC): Basic to Translational Sciences.

Richard fait honneur à ses mentors de l’Université d’Ottawa qui l’ont aidé à établir les priorités entre ses activités cliniques, ses recherches mais également ses centres d’intérêt à l’extérieur du milieu universitaire.

« Les mentors qui m’ont accompagné à l’Université d’Ottawa sont probablement ceux qui ont exercé la plus grande influence en ce qui a trait à ma productivité de recherche. Ici, les mentors ont vraiment à cœur votre réussite universitaire et personnelle et vous aident à évoluer en tant qu’individu, » ajoute-t-il.

La gestion du temps est l’une des plus importantes compétences que son programme M.D./Ph. D. lui a permis de développer.

« Les heures sont longues, c’est une certitude, et il arrive que certains jours, on ne dorme pas beaucoup! Mais cela en vaut le coup, parce que vous pouvez partager des publications et des recherches qui peuvent aider d’autres personnes, ce qui, selon moi, est très important », explique-t-il.

Le défi a été ardu, notamment dans le contexte des restrictions de la pandémie de COVID-19. Mais il a également été très enrichissant. Richard explique que parmi les meilleures expériences vécues à la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa, figure l’externat, dans le cadre duquel les stages lui ont permis de prendre part à toutes les activités, de la chirurgie et la médecine interne à l’obstétrique et la gynécologie.

« J’ai fait la connaissance de certains de mes amis de longue date tout au long de ce parcours. Vous savez, il y a de bonnes périodes, puis des mauvaises. Mais traverser ce parcours ensemble a permis de rendre unique cette expérience », soutient Richard, qui a été un mentor pour d’autres étudiants qui débutent le parcours M.D./Ph. D.

Le parcours du clinicien-chercheur et son approche « du labo au chevet du patient », démarche qui consiste à transposer les résultats de la recherche du laboratoire dans la pratique clinique où ils peuvent profiter directement aux patients, est quelque chose qui fascine Richard. Il sera bientôt un résident en médecine interne à l’Université d’Ottawa. Il est convaincu qu’il pourra parfaire son apprentissage.

« C’est vraiment l’établissement de mes rêves », conclut Richard.

Richard Jung

Richard Jung

Richard Jung

Crédit photo : CaRMS

 

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